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2030.lu – Ambition pour le futur : 355 idées pour l’avenir du Luxembourg


Le Luxembourg à l’horizon 2030 : des défis, une ambition… et des solutions ! Nous avons choisi de relayer les résultats de l’initiative 2030.lu afin de partager avec vous les idées recueillies lors des conférences et ateliers ouverts au public.

En tant que média spécialisé dans l’information sur les startups et les entrepreneurs, nous vous proposons de retrouver durant le mois de décembre les solutions, idées et réflexions retenues pour l’entrepreneuriat et l’innovation, parties 13 et 14 du recueil. Elles sont au nombre de 32, respectivement 23 pour l’entrepreneuriat et 9 pour l’innovation.

Extrait de « 355 idées pour l’avenir du Luxembourg ».

Partie 13 : Entrepreneuriat

[…] le salut économique du Luxembourg ne peut venir que des entreprises et de leurs salariés.

Avec la crise économique et financière, la croissance potentielle du Luxembourg – c’est-à-dire le taux de croissance maximal qui peut être atteint sans pour autant générer des tendances inflationnistes néfastes – a été divisée par deux. Puisque le contexte actuel de « nécessaire » sérieux budgétaire proscrit toute relance économique alimentée exclusivement par une hausse des dépenses publiques, le salut économique du Luxembourg ne peut venir que des entreprises et de leurs salariés. Cela passera par le dynamisme[1] des entreprises existantes et nécessitera également que le potentiel entrepreneurial au Luxembourg (et notamment dans le chef des Luxembourgeois) progresse.

Or la création d’entreprises stagne au Luxembourg. Entre 2007 et 2010, le nombre de créations d’entreprises y a progressé de 4% contre 45% sur la période en France, sous l’effet notamment du lancement du statut d’auto-entrepreneur dans l’Hexagone.

[…] si l’image des entrepreneurs y reste très positive, le « désir » d’entreprendre a toutefois régressé au Luxembourg.

Pour expliquer le manque de dynamise entrepreneurial au Luxembourg, on avance souvent :

  • Un engouement limité des Luxembourgeois pour la création d’entreprises[2] ;
  • Un effet d’éviction au profit de la fonction publique qui fait état de véritable aimant pour les travailleurs luxembourgeois (et créateurs d’entreprises potentiels) ;
  • Des démarches administratives trop lourdes pour la création d’entreprises ;
  • L’accès insuffisant aux capitaux.

Selon la récente enquête de la Commission européenne[3] de laquelle sont tirés les points exposés ci-avant, si l’image des entrepreneurs y reste très positive, le « désir » d’entreprendre a toutefois régressé au Luxembourg durant la crise. Les résidents du Luxembourg ont ainsi un rapport ambigu vis-à-vis de l’entrepreneuriat.

D’un côté, ils plébiscitent à 60%[4] le métier d’entrepreneur et conviennent très majoritairement (91%) que les entrepreneurs sont des créateurs d’emploi ; de l’autre, seulement 36% des sondés au Luxembourg préféreraient être indépendants plutôt que salariés en 2012 contre 44% en 2009[5]. Si l’envie d’entreprendre ne se traduit pas nécessairement en création d’entreprises, il peut néanmoins être considéré comme un indicateur du potentiel entrepreneurial d’un pays. Sur cette base, le potentiel entrepreneurial au Luxembourg a donc fortement décliné.

Selon l’enquête, le manque de compétences pour être indépendant (20% au Luxembourg vs. 8% dans l’UE) et le manque d’idée commerciale (17% vs. 7%) sont les principales raisons avancées pour ne pas considérer le statut d’indépendant au Luxembourg.

[…] éveiller l’esprit d’entreprise et soutenir les entrepreneurs.

Il y a donc encore fort à faire afin d’atteindre un nombre de création d’entreprises de l’ordre de 3.500 par ans au Luxembourg. Ce chiffre, qui constitue une cible réaliste quoiqu’ambitieuse, placerait le taux de création d’entreprises au Luxembourg au niveau de celui de la France.

Les différentes idées recueillies dans le cadre de 2030.lu proposent des solutions afin d’augmenter le désir et la possibilité d’entreprendre au Luxembourg. Elles s’articulent autour de deux axes : éveiller l’esprit d’entreprise et soutenir les entrepreneurs.

Éveiller l’esprit d’entreprise (idées 324 à 346)

Augmenter « l’envie » d’entreprendre au Luxembourg suppose une participation active de tous les acteurs (Etat, écoles, institutions, entrepreneurs confirmés, etc.) à même d’influencer la culture d’entreprise au Luxembourg. Des politiques publiques en faveur de l’entrepreneuriat, des interventions dans les écoles d’entrepreneurs ayant réussi, afin des renforcer l’image positive des entrepreneurs, et des cours d’entrepreneuriat dans les écoles sont les principales idées avancées pour faire progresser le potentiel entrepreneurial de notre pays.

Soutenir les entrepreneurs

Le soutien aux futurs entrepreneurs est un autre élément avancé afin d’augmenter la capacité d’entreprendre au Luxembourg. Selon les avis recueillis, ce soutien – qui peut prendre plusieurs formes (simplification des procédures, création de pépinières d’entreprises, bourse aux entrepreneurs, etc.) – serait de nature « à faire sauter » les barrières à l’entrepreneuriat les plus tenaces (manque de fonds de départ, sur-réglementation, etc.).


[1] Gains de productivité, diversification des créneaux, pénétration de nouveaux marchés, etc.

[2] Les Luxembourgeois ne représentent qu’environ 25% des entrepreneurs.

[3] CE (2012), flash eurobaromater, n 354.

[4] Niveau comparable aux Etats-Unis et à la Suisse.

[5] Précédente enquête, CE (2010), flash eurobaromater, n 283.

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