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#Uberisation : TextMaster révolutionne le secteur de la traduction


Changer les règles d’un secteur bien établi et rendre le service accessible au plus grand nombre, voici comment TextMaster à révolutionné le secteur de la traduction professionnelle. Plus besoin aujourd’hui d’ « appeler une agence, négocier un devis, signer un bon de commande, attendre sa traduction, payer la facture par virement, etc. ». La technologie a pris le pas pour rendre ce service disponible aux clients professionnels et aux particuliers, et surtout gérer les gros volumes. Fondée en 2011, la startup compte plus de 5000 clients dans 80 pays et a déjà levé 6 millions d’euros depuis son lancement. Son CEO, Thibault Lougnon, revient pour nous sur cette success story qui n’en finit plus de faire des émules. Thibault était l’invité exceptionnel de Silicon Luxembourg le 8 octobre 2015 lors de la conférence Tous Uberisés? La technologie à l’assaut des vieux marchés.

(Photo : Thibault Lougnon, CEO de TextMaster)

L’uberisation crée parallèlement tout un tas de nouveaux métiers et une toute nouvelle génération d’entrepreneurs qui se mettent maintenant à leur compte et vivent de leur activité sans avoir à courir après les clients grâce à ces plateformes.

Quelle est l’activité votre start-up?

TextMaster est le premier service de traduction professionnel sur Internet. Nous permettons à nos clients de commander des traductions en ligne en quelques clics dans 40 langues et 40 domaines d’expertise grâce à un réseau de traducteurs professionnels qualifiés. Plus qu’une place de marché, TextMaster est un service professionnel clé en main qui industrialise la gestion des traductions, qualifie les traducteurs et supervise les projets pour garantir la qualité et le respect des délais.

Pour quelle(s) raison(s) avez-vous décidé de lancer ce concept?

L’idée de TextMaster trouve son origine dans l’archaïsme des solutions traditionnelles. Jusqu’il y a peu, il fallait encore appeler une agence, négocier un devis, signer un bon de commande, attendre sa traduction, payer la facture par virement, etc. Cela nous paraissait totalement aberrant dans le monde d’aujourd’hui. Sans compter l’absence de solutions technologiques pour gérer des gros volumes (intervention de plusieurs traducteurs simultanément, API, mémoires de traduction, ERP de production, etc.)

En quelques chiffres, vous en êtes où aujourd’hui?

TextMaster a déjà traduit plus de 100 millions de mots, levé un peu plus de 6 millions d’euros et croit de 150% en moyenne chaque année. Nous comptons aujourd’hui plus de 5 000 clients dans 80 pays.

Le concept d’Uberisation, vous en pensez quoi?

Je n’aime pas trop le terme qui renvoie à une notion de confrontation. Ce n’est pas le cas dans toutes les industries. TextMaster n’est par exemple pas en opposition avec les traducteurs (vs chauffeurs de taxi), ce sont au contraire nos partenaires naturels. Mais sur le fond, je crois que c’est une tendance sociétale irréversible qui va industrialiser et/ou désintermédier un certain nombre de secteurs et remanier profondément les cartes au sein des acteurs existants. Que ce soit dans les auto-écoles, la restauration, la location de véhicules, le transport, la livraison, l’hôtellerie, le tourisme, l’immobilier, etc. Et ce d’autant plus rapidement quand le service fourni par les acteurs historiques n’est pas à la hauteur. Cela crée parallèlement tout un tas de nouveaux métiers et une toute nouvelle génération d’entrepreneurs qui se mettent maintenant à leur compte et vivent de leur activité sans avoir à courir après les clients grâce à ces plateformes. Je crois que c’est tout à fait en phase avec ce qu’attend la génération Y aujourd’hui.


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