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Aide aux jeunes entreprises innovantes et financement des start-ups

Rencontre avec Michele Gallo, conseiller au Ministère de l’Economie du Luxembourg, responsable du programme d’Aide aux jeunes entreprises innovantes et en charge du programme Plug & Play Tech Center pour les start-ups luxembourgeoises. Dans la première partie de cet entretien M. Gallo, après avoir brièvement rappelé son parcours et son rôle au sein de la Direction générale recherche, propriété intellectuelle et nouvelles technologies, met en évidence le rôle joué par le Ministère dans le financement des start-ups et nous explique certains éléments de la stratégie de diversification économique du gouvernement.

Bonjour Michele. Commençons tout d’abord par votre parcours. Quand avez-vous rejoint le Ministère ? Quel rôle y jouez-vous ?

J’ai un double background, ingénieur et business. J’ai commencé ma carrière à Londres en banque d’affaires dans la gestion de projets de fusion-acquisition et levée de fonds. J’y ai travaillé pendant quelques années avant de rentrer au Luxembourg, le pays où j’ai grandi. J’ai alors rejoint KPMG, puis Luxinnovation où je m’occupais du soutien aux start-ups. Aider les start-ups à finaliser leur business plan, à boucler leur financement et à soumettre des demandes d’aides publiques était vraiment passionnant car j’étais toujours en contact avec les technologies les plus avancées et avec des entrepreneurs passionnés.

Il y a un peu plus de trois ans, j’ai rejoint la Direction des nouvelles technologies du Ministère de l’Economie. Depuis, je m’occupe spécifiquement de l’encadrement public des jeunes entreprises innovantes ainsi que des initiatives d’incubation.

Dans la pratique cela veut dire analyser les projets éligibles au régime d’aide aux jeunes entreprises innovantes. Cette aide, établie dans le cadre de la loi pour la promotion de la recherche, du développement et de l’innovation, permet de co-financer les start-ups à fort potentiel innovant. Toutes nos aides sont basées sur le principe du co-financement, il est donc toujours nécessaire de disposer d’un certain niveau d’investissements privés pour pouvoir obtenir une aide publique. Cette Aide aux jeunes entreprises innovantes peut représenter jusqu’à 45% du besoin en financement d’une start-up qui a moins de 6 ans et s’élever au maximum à un million d’euros. C’est une aide très importante qui peut vraiment contribuer de façon décisive au développement des start-ups innovantes

J’assure  aussi le suivi de projets comme celui du Plug & Play Tech Center que j’ai contribué à mettre en place en 2011 avec notre LTIO (Luxembourg Trade Investment Office) à San Francisco ou encore tout ce qui est lié aux projets d’infrastructures d’incubation, comme par exemple le Technoport.

Combien êtes-vous aujourd’hui à la Direction générale Recherche, propriété intellectuelle et nouvelles technologies ?

Une trentaine de personnes travaillent au sein de cette Direction générale. Une dizaine composent l’Office de la propriété intellectuelle. Elles sont chargées de mettre en place et de gérer le cadre et les instruments offerts aux entreprises et aux créateurs pour protéger leur propriété intellectuelle.

La Direction de la recherche et la Direction des nouvelles technologies comptent une vingtaine de personnes et sont en charge de la mise en œuvre des aides prévues par la loi du 5 juin 2009 pour la promotion de la recherche, du développement et de l’innovation ainsi que de l’implémentation des stratégies de diversification économique, notamment dans les secteurs des technologies de la santé, des écotechnologies, de l’ICT et du secteur spatial.

Combien de projets analysez-vous et financez-vous chaque année ?

Sur l’année 2013 nous avons financé quarante projets de start-ups innovantes, tous régimes confondus. Il s’agit à la fois de projets de recherche faits par des start-ups, du programme d’Aide aux jeunes entreprises innovantes, d’aides pour le dépôt de propriété intellectuelle (un dépôt de brevet par exemple), d’aides pour la réalisation d’études de faisabilité technique ainsi que des autres mesures d’aide dont l’octroi est de compétence du Ministère de l’Economie.

Pour ce qui est de l’Aide aux jeunes entreprises innovantes dont je m’occupe plus particulièrement, en 2013, nous avons octroyé cette aide à 10 projets. Au total, depuis que cette aide existe, 28 projets en ont bénéficié. Quelque 65% des projets concernaient le domaine de l’ICT, les autres relevant, à parts égales, du domaine des écotechnologies et des technologies de la santé.

Le but de cette Aide aux jeunes entreprises innovantes est aussi de soutenir les nouvelles sociétés actives dans les secteurs de diversification économique qui ont été identifiés par le Gouvernement et je pense que cet objectif a été pleinement atteint.

A suivre…

Plus d’infos sur :

Le 2ème volet de l’interview avec M. Gallo concernera le programme Plug & Play Tech Center qui a été mis en place en 2011 et qui offre, chaque trimestre, l’opportunité à une start-up luxembourgeoise de rejoindre l’un des plus prestigieux incubateurs de la Silicon Valley.

Enfin, dans le 3ème volet de l’interview, M. Gallo abordera le développement de l’écosystème start-up au Luxembourg et les grands chantiers à venir du gouvernement pour favoriser le développement de l’innovation et des start-ups au Grand-Duché.

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